Le texte
Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.
(Texte selon Vatican News, rubrique Prières.)
Ce qu'il dit, ligne par ligne
La prière contient exactement ce que le Catéchisme demande à la contrition, en quatre mouvements.
D'abord le regret. "J'ai un très grand regret de vous avoir offensé." Ce n'est pas un état d'âme, mais un jugement : ce que j'ai fait était mal, et je le reconnais comme mien.
Ensuite le motif. "Parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît." La formule française va directement au motif le plus élevé, l'amour, et non à la crainte du châtiment. C'est ce que la tradition appelle la contrition parfaite.
Puis la résolution. "Je prends la ferme résolution de ne plus vous offenser." Sans cette partie, il n'y a pas de repentir, seulement du regret.
Enfin la grâce. "Avec le secours de votre sainte grâce." Le pénitent ne promet pas de réussir par ses seules forces. C'est une précision importante pour qui a déjà rompu la même résolution plusieurs fois.
Quand le prier
Dans la confession, l'acte de contrition vient après l'aveu des péchés et avant l'absolution. Souvent le prêtre fait un signe ou dit simplement "maintenant l'acte de contrition".
Si à ce moment-là rien ne vient, dites-le. C'est une situation courante et aucun prêtre ne s'en étonne. Il suffit de dire : "Seigneur, je regrette ce que j'ai fait et, avec votre aide, je veux changer."
Et si la résolution ne tient pas
La question la plus honnête sur cette prière est celle-ci : puis-je vraiment promettre de ne plus pécher, sachant que je le ferai probablement ?
La réponse de la tradition est que la résolution concerne la volonté d'aujourd'hui, non une garantie sur l'avenir. Qui veut sincèrement, en cet instant, ne plus pécher, a fait un acte de contrition valide, même s'il retombe. Il ne serait invalide que si, en priant déjà, il avait décidé de continuer.
On voit ici l'utilité d'une relecture quotidienne. Celui qui reprend chaque soir sa journée s'aperçoit au bout de trois semaines que la résolution est toujours la même et que la chute a toujours le même antécédent. Ignace appelait cela l'examen particulier : prendre un seul point et l'observer jusqu'à voir d'où il vient. C'est exactement ce pour quoi Lumen est construit, avec un journal qui reste chiffré sur l'appareil et n'est envoyé sur aucun serveur.