Ce qu’est l’accompagnement spirituel
L’accompagnement spirituel, cela veut dire : quelqu’un écoute régulièrement comment Dieu agit dans ta vie. Pas de conseil d’en haut, pas de jugement, pas de sacrement – une seconde paire d’oreilles pour la question que l’examen pose chaque soir : où était Dieu aujourd’hui, et comment ai-je répondu ?
Un accompagnateur ne remplace rien de ce qui existe déjà. La confession reste au prêtre, la thérapie au thérapeute. L’accompagnement est la troisième chose à côté des deux : quelqu’un qui chemine avec toi pendant des mois et t’aide à lire tes propres motions intérieures – consolation et désolation, ce qui attire et ce qui résiste. Si tu pries régulièrement et te demandes où tout cela mène, un accompagnateur est fait pour toi. Une crise n’est pas une condition.
Pourquoi Lumen ne vérifie personne et ne sert d’intermédiaire
Il faut le dire honnêtement, précisément parce que beaucoup le souhaiteraient d’une app : Lumen ne vérifie personne et ne sert d’intermédiaire pour personne.
Celui qui accompagne spirituellement dans l’espace germanophone a besoin d’une mission de son diocèse ou de son ordre, d’un extrait de casier étendu et d’une formation à la prévention. Aucune app ne peut délivrer cela, et aucune ne peut le vérifier. Un répertoire d’« accompagnateurs vérifiés » dans une app promettrait une sécurité qui ne peut pas y exister – et dans un domaine aussi personnel, une vérification apparente serait plus dangereuse qu’aucune. Cette page renvoie donc uniquement à ceux qui peuvent vraiment vérifier : les diocèses, les ordres et les œuvres établies pour cela.
Où chercher
- Services diocésains – contacts dans l’espace germanophone, par diocèse (exerzitien.info).
- Les jésuites – accompagnement ignatien, là d’où vient l’examen (jesuiten.org).
- Exercices dans la vie quotidienne, en ligne – quatre semaines de prière accompagnée depuis chez soi, avec un accompagnateur fixe (online-exerzitien.org, en allemand).
- International, en anglais – un répertoire mondial (sdicompanions.org). Cet organisme ne vérifie pas non plus ses membres – demande donc la mission ecclésiale.
Ce qui t’attend
- Un entretien toutes les quatre à six semaines, en général une heure. Ni confession ni thérapie.
- En règle générale gratuit. Dans les pays germanophones, les diocèses en assument le coût.
- Tu peux arrêter à tout moment, sans te justifier. Un bon accompagnateur l’accepte aussitôt.
La mesure à laquelle juger un accompagnement
Ignace la donne lui-même dans les Exercices spirituels, à l’annotation 15 :
Que celui qui donne les Exercices se tienne au milieu comme une balance et laisse le Créateur agir immédiatement avec la créature.
Un accompagnateur qui te pousse vers une décision, se place entre toi et Dieu ou te rend dépendant de lui manque à sa charge – aussi pieux que cela puisse paraître. Et l’annotation 17 anticipe encore une chose : l’accompagnateur n’a même pas à vouloir connaître les péchés. Ce dont il doit être fidèlement informé, ce sont les motions intérieures – ce qui console, ce qui trouble, ce qui attire. C’est exactement sur cette mesure qu’est construit l’extrait pour l’entretien d’accompagnement dans l’app Lumen : il contient la gratitude, la relecture, la résolution et le cours de la consolation – jamais les fautes.
L’accompagnement spirituel ne remplace ni la thérapie ni la confession. Si quelque chose te pèse durablement, parles-en à un médecin ou à un thérapeute.